Qui n’en fait pas ? Et combien d’entre nous pensons au droit ultime de notre employeur à recevoir gratuitement les heures passées à la fin de la journée ?

Il ne tient qu’à nous d’offrir à l’entreprise ces heures. Je ne suis pas dans la catégorie à ranger mon bureau 10min. avant la fin de la journée. Mais sommes-nous au courant de ce que stipule la loi à propos du travail et des heures supplémentaires ?

Faisons une première distinction… il existe les heures supplémentaires et le travail supplémentaire. La différence est très importante, vu qu’aux yeux de la loi elle vous permet de retrouver (ou pas) vos précieuses minutes de dévouement à votre job. (voir article du journal Le Temps du vendredi 2 décembre 2011).

Pourquoi rester plus longtemps ?
La question à se poser est de savoir si nous gagnions effectivement en encourageant les heures supplémentaires. Nous pourrions aussi nous poser la question si les employés sont réellement en mesure de décider à quel moment il est important de travailler plus tard. Mais cette maturité professionnelle est très difficile à respecter quand son supérieur direct ne la saisi pas. Il faut le dire, nombreux sont les managers et cadres à ne réfléchir qu’à court terme, à ne voir que le moment présent, à ne respecter que le sacrifice complet de ses collaborateurs. Et c’est là que le problème devient financier pour l’entreprise. Payer 25%, 50% ou 100% de plus les heures supplémentaires est trop cher payer pour le travail qui à été effectué avec empressement (et souvent accompagner de fatigue). On admet alors que ce n’est plus la qualité du travail et la santé du personnel qui compte, mais seul la rapidité et le respect d’une deadline.

Le même travail pourrait coûter moins cher
Nous pourrions alors faire le calcul de savoir combien coûte le service que nous fournissons si nous le faisons en respectant les horaires. Rendre un dossier en ayant travaillé dimanche dessus donne à ce dernier un prix de revient que personne ne voudrait payer si on en faisait l’exact calcul.
Ce qui est aberrant c’est de voir les entreprises calculer le coûts des heures supplémentaires, mais de ne pas réfléchir à engager quelqu’un. Certes, comme l’article du Le Temps (vendredi 2 décembre 2011) le mentionne, certains milieux ne peuvent engager à l’appel des spécialistes. Mais la question ne s’arrête pas là. Il faut alors regarder à notre manière de déléguer les tâches et de se poser la question si le collaborateur ne peut pas se focaliser sur son domaine d’expertise et déléguer les tâches plus basiques à des personnes moins qualifiée. Je reviendrai toujours sur la question du « Est-ce que le manager, le cadre, le directeur à regarder l’ensemble du problème? » !
Mais revenons au coûts du service ou du produits quand les heures supplémentaires se sont accumulées pour le produire. Il faut bien que quelqu’un paye ! Alors qui ? Malheureusement, c’est souvent l’employé, puis l’entreprise et dès fois le client qui paye les manques de réflexions que nous nous permettons dans le business.

Vous êtes cadres ? Alors tant mieux, demandez-vous si les heures supplémentaires de vos collaborateurs sont réellement la solution à votre manque de temps ! Parce que vous payerez, à un moment ou un autre. La question est juste de savoir si vous serez prêts à mettre le prix.

Vous êtes collaborateurs ? N’ayez pas peur de réfléchir différemment que vos collègues… nous ne construisons pas pour aujourd’hui, mais pour demain. Le monde est rempli de sprinteur, mais nous avons besoin de marathoniens, nous avons besoin de personnes qui pense « large », « globale »… et ne croyez pas qu’il s’agisse de faire moins bien! Il ne s’agit pas de qualité, mais de réelle performance. Travailler plus aujourd’hui ne signifie plus gagner plus demain.