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juil 30 / spiguet

Et si avoir le choix n’était pas un cadeau ?

Et si avoir le choix

Chaque année des centaines de milliers de jeunes suisses entre 14 et 17 ans doivent choisir la prochaine étape vers leur carrière professionnelle. Chaque année j’accompagne une centaine de jeunes dans ce processus. Les temps de réflexion, de décision sont de plus en plus durs et longs. Pourquoi est-ce si difficile de choisir ?

Notre société présente le choix comme un synonyme de confort, de réussite, de liberté et d’autonomie. Pourtant, ces jeunes ne semblent pas voir cette période comme positive. Qu’est-ce qui transforme le choix, un élément si essentiel à notre sentiment de liberté, en une période remplie de doutes et de confusion ?

deux directions

Le choix représente un aboutissement en soi : avoir le luxe de choisir est synonyme de réussite, de confort. Les générations avant nous n’avaient pas cette profusion de possibilités et ils ont travaillé dur pour nous les offrir. Aujourd’hui, nous pouvons presque tout choisir et cela ne semble pas nous rendre plus heureux !

Qu’est-ce que le choix ? Selon le Dr. Barry Schwartz :

le choix permet de se définir et de s’affirmer

Le choix est donc un moyen de construire sa personnalité. Selon le même Dr. Schwartz,

le choix est ce qui permet à chacun de trouver précisément les objets et les activités qui satisferont le mieux ses préférences, …

Voilà une première explication à la problématique du choix : comment savoir ce qui me satisfera le mieux ? Et comme pour toute question centrée sur soi, le risque est de se perdre en introspections. Ce qui mène à l’inaction ou un mauvais choix.

Le choix est aussi la liberté. Tant désirée elle représente l’apogée de notre société – liberté d’expression, liberté de croyance, etc.
Cette liberté, trouve sa motivation dans l’autonomie, la possibilité de prendre une décision sans devoir obéir. Ce désir d’être indépendant, d’être libre ne peut être détaché de la responsabilité. Et cette facette de la pièce, n’est pas évidente à gérer. Le prix du mauvais choix, le risque de devoir reconnaître son erreur.
Le droit à l’erreur n’est pas une notion très développée en Europe, encore moins ici en Suisse. Mais nous ne pouvons pas nous soustraire à ce moyen d’apprentissage.
Le magazine Entreprise Romande sortait en juillet 2013 une édition sur la thématique de l’échec ; la conclusion amène à croire que nous avons meilleur temps de faire le bon choix du premier coup, sans quoi, le prix à payer est très élevé. Comment gérer cette liberté, cette autonomie si on ne nous accorde pas la possibilité de l’apprentissage ?
Apprendre, c’est essayer, échouer, essayer à nouveau et peut-être réussir.

Je ne crois pas que la profusion de choix et synonyme de liberté, de luxe ou même de réussite. La Dr. Renata Salecl amène ce thème dans son livre « La tyrannie du choix » … le titre est parlant !
Face aux choix, la décision devrait nous coûter moins cher que le plaisir que nous en retirons. C’est ici l’une des pistes pour que le choix soit porteur de bien-être.

Le choix amène donc deux grandes problématiques :
Une première qui nous oblige à se connaître assez bien pour choisir correctement. La deuxième est ne pas avoir peur de mal choisir et peut-être d’échouer.

Mais finalement, c’est par les erreurs que nous apprenons à mieux nous connaître.


Pour en lire plus :
Le paradoxe du choix : Comment la culture de l’abondance éloigne du bonheur
de Barry Schwartz (Auteur), Isabelle-Sophie Lecorné (Traduction)
ISBN-13: 978-2749905525

La tyrannie du choix
de Renata Salecl (Auteur)
ISBN-13: 978-2226243843

juil 14 / spiguet

Quelques lecons de la Tour Eiffel

  • Elle a été créée à la maison, sur une table de cuisine…
  • … par quelqu’un qui n’y a pas affiché son nom.
  • Cela n’avait jamais été fait auparavant, et n’avait aucune garantie d’être réalisé ou de fonctionner
  • Critiqué par des centaines d’intellectuels et d’experts de son époque
  • Elle aurait dû n’être que temporaire
  • Créée pour être une icône, elle n’a rien d’un accident
  • Elle attire des foules par sa notoriété
  • Quelques traits sur une serviette suffisent à l’esquisser
C’est à votre tour de faire la vôtre.
Bonne fête nationale à tous les français.
Traduit avec l’accord de Seth Godin – www.sethgodin.com
publier sur son blog le 14 juillet 2014.
mai 26 / spiguet

Leadership ?

different « Leadership is scarce because few people are willing to go through the discomfort required to lead. This scarcity makes leadership valuable… It’s uncomfortable to stand up in front of strangers. It’s uncomfortable to propose an idea that might fail. It’s uncomfortable to challenge the status quo. It’s uncomfortable to resist the urge to settle. When you identify the discomfort, you’ve found a place where a leader is needed. If you’re not uncomfortable in your work as a leader, it’s almost certain you’re not reaching your potential as a leader. » ….  

Seth Godin, cité par B. Brown dans Tribes: We Need You to Lead Us (2008)

fév 17 / spiguet

Si j’echoue plus souvent que vous, j’aurai gagne !

Nous définissons souvent la réussite comme étant le moyen d’arriver à ses fins. Je n’y crois pas. Tout d’abord parce que la réussite est le résultat de nombreux échecs. Mais aussi  parce qu’elle ne nous permet jamais d’arriver à un sentiment d’accomplissement total. La réussite est fragile, incompréhensible et surtout elle ne donne aucune garantie.
Les échecs quant à eux peuvent être la plus grande source d’apprentissage. Avoir peur d’échouer fait partie de notre quotidien et pourtant aucun succès n’est arrivé sans échec…
Vous rêvez de réussir ?
En lire plus:
Sophie Lhameen – Rédactrice en chef de Cadre et Dirigeant Magazine – http://bit.ly/1aBYdaY
Site internet 99u.com : http://bit.ly/1eQxsyQ
fév 10 / spiguet

Simplifiez !

Quand nous parlons de notre parcours professionnel, l’histoire dure souvent plus qu’il ne faut. Même s’il ne s’agit que d’un premier emploi, nous pensons devoir raconter de longs récits pour paraître sûrs et expérimentés.
Et si effectivement année d’expertise il y a, le récit deviendrait alors si long qu’une vie ne suffirait pas pour l’écouter.
L’art est de simplifier pour amplifier !
Quand on communique peu, on donne de l’importance aux éléments partagés. La difficulté réside dans la capacité de les choisir et de bien les doser.
Expliquez votre parcours en 3 minutes. Essayez, vous serez surpris de voir à quel point c’est déjà très long ! Si l’exercice vous plaît, passer au niveau supérieur… 60 secondes ! Attention cependant à ne pas basculer du « côté obscur » en ne disant rien.
En lire plus:
Michael Hyatt : http://bit.ly/1alnUZK
Steve W. Martin – HBR : http://bit.ly/L0anAn